Cap sur l'Ariège, à Soueix, au sud de Saint-Girons, pour le séjour d'été du club des Cent Cols. C'est l'occasion pour moi de boucher les trous des cols routiers non franchis dans ce département.
Après un circuit au nord de St Girons la veille où j'ai pris un coup de chaud mon programme du jour est léger. Je commence par aller chercher le pas de Sausech, petit col muletier situé à l'est de Soueix.
Je monte ensuite directement au col de Latrape par Seix.
J'arrive ainsi parmi les premiers ce qui me permet de discuter un long moment avec Guy et Jean-Marc, les initiateurs de ce séjour.
Quelques photos du rassemblement :
Le retour est direct sur Soueix par une grosse chaleur.
Le circuit du jour est une version très personnelle du parcours proposé par le club en direction du Portet d 'Aspet.
Je pars de Prat-Bonrepaux, au nord-est de Saint-Girons, pour une journée qui ne s'annonce pas de tout repos. La route s'élève en effet dès la sortie du bourg, direction Le Couret.
Je poursuis par une route bien vallonnée vers Francazal puis Urau d'où j'attaque le col de l'Espy aux pourcentages sévères.
Au sommet je poursuis par une longue portion de belles pistes d'une dizaine de kilomètres qui me mène aux cols d'Hergadé puis d'Arbas où je fais demi-tour direction Arbas où je déjeune. Je papote avec un couple de touristes. Monsieur est cyclo d'où le jeu de mot anagrammesque sorti par madame : « vous avez un beau vélo de gravel, pas le boléro de Ravel » !
Je repars tranquillement vers Barat et Ribereuille, au pied du col de Pérès.
Il fait désormais chaud et je suis bien content d'être à l'ombre pour monter au col muletier de l'Aguchon d'où je poursuis vers le col de la Hitan où je fais la rencontre du jour. Une superbe palombière se dresse près du col. Le paloumayre est présent et la conversation s'engage. J'ai devant moi un vrai passionné Géo Trouvetou qui a su mobiliser ses collègues. « La passion, monsieur » me répète-t-il à plusieurs reprises. Son souci du moment est d'élever les panneaux solaires pour l'heure trop à l'ombre (le chalet est équipé en 220 pour alimenter le frigo et autres équipements !). Après m'avoir fait le plein d'eau il m'indique le meilleur chemin pour rentrer.
Je rentre par le cap de la Coustète déjà gravi il y a bien longtemps.
Je démarre de Castelnau sous les nuages direction Le Coch.
Après une descente sur Esplas-de-Sérou je remonte vers Le Col.
Je continue de monter jusqu'à la ferme de Balès où je quitte la route et traverse les habitations sous la surveillance des deux chiens bavards de la propriété.
L'ascension du col des Fenêtres débute par un poussage facile sous un ciel désormais dégagé. La suite est nettement plus physique : 300 m de D+ à avaler en 1,5km ! Tout ça pour un col peu marqué en bordure de piste.
Je rejoins ensuite la route au col de Portel pour descendre jusqu'à Rimont via les cols de Pradel, de la Crouzette, de Rille et de Vigne.
En arrivant sur la place de l'église de Rimont je suis hélé par Marie Thérèse, une cyclote du club. Nous déjeunons ensemble sur les marches de l'église ; le cimetière contigu permet de faire le plein d'eau.
Le programme de l'après-midi est succinct : je pousse jusqu'au pas del Bouych avant de rentrer sur Castelnau.
Aujourd'hui je ne décolle que vers 10h bien sonnées pour cause de pluie matinale.
J'attaque sans échauffement le col de Saët qui est au programme du brevet des cols routiers pyrénéens Georges Véron bien qu'il soit muletier sur les deux derniers kilomètres. Ça passe toutefois en pneus de 28.
De retour à Castillon je fais un petit aller-retour pour grappiller le col de Auech gardé par deux border collies : un papy (ou mamie ?) qui fait la sieste et un plus jeune, excité et bruyant, heureusement attaché.
Je déjeune à la voiture à Castillon. L'après-midi débute par la rude ascension du versant nord du col d'Argein et pousse jusqu'au col de Houga.
De retour dans la vallée du Lez au sud de Castillon je la remonte jusqu'à Sentein avant d'attaquer le redoutable col de Marty, pas très long mais où les pourcentages supérieurs à 10% sont majoritaires.
Ayant du temps devant moi je poursuis jusqu'aux cols muletiers d'Arjeau et de Blazy.
La descente pédestre sur les granges de Playras est très agréable tout comme le retour sur Castillon.
Nous sommes cinq à partir de Saint-Lary de bon matin à bicyclette vers la Calebasse : Eurico, Robert, Gérard, Christophe et moi.
Le parcours est routier jusqu'à l'Ousque du Couret.
La suite se fait sur une belle piste.pour atteindre dans un premier temps le col de l'Estrade puis l'Osque de la Coumasse occupé par un rucher. Les abeilles profitent de cette matinée ensoleillée pour travailler.
Nous atteignons ensuite le magnifique col de l'Herbe Soulette dominé par le pic de la Calebasse
Je quitte mes compagnons du jour et fais demi-tour vers Saint-Lary où je déjeune. J'attaque ensuite le col routier de la Hourque situé de l'autre côté de la vallée.
Le col est occupé par une ferme bio où j'achète deux fromages de chèvre en prévision du retour à la maison.
Je ne me presse pas pour partir car il y a du brouillard matinal. Je prends la direction d'Ercé où je quitte la route principale pour aller chercher le cot de Lac. Je continue par la longue ascension du col de la Vièle Morte.
Juste avant d'arriver au col je tombe nez à nez sur Alain et Jean-Luc qui en viennent. Ils m'attendent deux minutes afin de rouler ensemble car la suite de nos parcours est quasi-identique.
Nous entamons une longue descente qui passe par le cot de Cominac, le col de Saraillé et le col d'Urbens, cols déjà franchis pour ma part, où nous nous séparons temporairement.
Rendez-vous est pris au prochain col, le col de Céré. Je descends sur Massat et remonte par la route pendant que mes compères coupent par le circuit VTT, plus court en distance mais plus long en temps. Nous y pique-niquons.
Nous repartons en douceur vers le col de Boulogne. Seul Jean-Luc pousse jusqu'au col de Bidal. La traversée vers la crête du col de Bauch est muletière ; elle offre de belles vues sur les montagnes environnantes.
Le pas de la Fouriade et Le Couret sont les deux dernières passes visitées avant un retour tambour battant vers Soueix.
La journée se termine par la remise des diplômes et le pot de fin de séjour.
Fred a placé la Bernardini en fin de séjour pour proposer la célèbre montée au plateau de Beille. Le pain et le fromage sont offerts aux Cabanes, au pied de l'ascension, histoire de prendre quelques forces avant de passer aux choses sérieuses.
J'avais pour ma part projeté un petit parcours au départ de Lavelanet avant de rentrer à la maison. Las, une poignée de dérailleur récalcitrante a mis fin à la sortie au bout de... 10 m !