A la découverte de l'Amérique

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plaque

Ce périple est à l'initiative de Fred qui m'a proposé d'y participer il y a de cela plusieurs années. Du coup, il a eu le temps de peaufiner son projet : c'est du sur-mesure, que dis-je, de la haute couture par rapport à notre passion : le vélo de montagne ! Cols mais aussi tourisme sont au programme.

Nous sommes cinq : Fred et Bruno, son copain du club de Léguevin, Jean-Marc qui fait peu de vélo et aime conduire, ce sera donc le chauffeur du van, Philippe, un copain des Cent Cols et moi.

  • Fred
  • Bruno
  • Jean-Marc
  • Philippe (photo Fred)
  • Jean-Pierre, votre serviteur (photo Fred)


Le voyage aller est très long. Tout compris nous sommes restés éveillés 24h mais avec le décalage horaire on ne s'en est pas trop rendu compte.

aéroport de Denver
L'aéroport de Denver.
Le toit symbolise les montagnes rocheuses

Royal Gorge Bridge

Après un transfert de Denver à Castle Rock où nous avons passé la nuit il est temps de remonter les vélos. Aucune mauvaise surprise ne ne nous attend. Nous allons donc pouvoir dérouler le programme prévu. C'est le GRAND jour attendu depuis si longtemps : la découverte des routes américaines. Fred a bien fait les choses : nous commençons par une courte étape histoire de se remettre du voyage et du décalage horaire.

Nous partons de la vallée de la rivière Arkansas pour monter le Copper Guilch Divide après avoir réparé la crevaison au km 0 de Philippe due à un fond de jante défectueux de son mulet. Nous sommes sur une route secondaire au cœur de l'Amérique profonde. Les entrées des ranches sont bien marquées, les limites aussi : les panneaux « no trepassing » ou « keep out » posés sur plusieurs rangées de fils de fer barbelés n'incitent pas à s'aventurer en dehors de la route. Ce sera là une constante durant tout le séjour.

montée Copper Guilch Divide
En montant Copper Guilch divide (photo Fred)

Nous mettons une grosse vingtaine de kilomètres pour avaler les 600 m de dénivelée de ce premier col. Autant dire que les pourcentages ne sont pas très élevés. Arrivés au sommet nous faisons demi-tour pour retourner au point de départ d'où nous attaquons le Twelvemiles pass qui, avec ses 1951 m d'altitude, sera le seul col du voyage inférieur à 2000 m.

Après un nouveau demi-tour nous empruntons la petite route qui mène à Royal Gorge Bridge. Comme prévu par la météo le ciel se charge. Les derniers kilomètres pour accéder au site ne sont pas de tout repos mais la récompense est au bout. Il est difficile d'imaginer qu'un si petit cours d'eau, l'Arkansas à sa naissance, ait pu creuser un tel canyon de 300 mètres de profondeur que l'homme s'est défié de franchir.

pont Royal Gorge
Le pont Royal Gorge

La visite à peine terminée le ciel nous tombe sur la tête. Nous l'avons échappé belle !

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Wet Mountains

Les choses sérieuses commencent aujourd'hui. Une grosse centaine de kilomètres avec plus de deux mille mètres de dénivelée est au programma entre Cañon City et Rye. Le départ se fait par les bas quartiers de Cañon City. Après Florence, le début de l'étape traverse une large plaine d'où émerge la prison de haute sécurité où est enfermé El Chapo dont les conditions de détention font froid dans le dos.

Nous apercevons sur notre droite la chaîne des Wet Mountains qui se rapproche au fur et à mesure de notre avancée. Le premier col, Hardscrabble pass, pointe à plus de 2700 m d'altitude, soit 1200 m à gravir. A la sortie du plateau, la route remonte en pente douce la vallée avant de se cabrer durant trois ou quatre kilomètres. La suite est plus douce jusqu'au col qu'on a du mal à situer. Les belles entrées de ranches se multiplient. Nous faisons demi-tour et pique niquons au carrefour qui va nous mener à Rye.

montée de Hardscrabble pass
En montant Hardsrcabble pass (photo Fred)

La reprise est dure pour aller chercher Wixon divide puis Bigelow pass. Dans la montée de Grenhill pass qu'elle n'est pas notre surprise de découvrir Bishop Castle, un édifice construit par Mr Bishop sur plusieurs décennies dont la tour culmine à 58 m de haut. L'édifice n'est pas sans rappeler la construction du facteur Cheval.

Bishop Castle
Bishop Castle

Avant de redescendre sur Rye, destination finale du jour, nous avons une superbe vue sur le lac de San Isabel.

Isabel Lake
Isabel Lake, un paradis pour les pêcheurs

Wet Mountains
Une dernière vue sur les Wet Mountains

Lors du transfert en van vers Cuchara, notre lieu d'hébergement, nous sommes plusieurs à avoir une illusion d'optique : nous avons l'impression de descendre alors que nous montons ! Les routes sont si larges et rectilignes que l'on n'a pas idée de la pente que l'on gravit. C'est en se retournant que l'on prend conscience de la dénivelée parcourue.

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Cuchara et La Veta passes

Cuchara est une station de ski qui cache bien son jeu : les installations sont invisibles. Nous sommes à 2600 m d'altitude et la matinée est fraîche.

B&B
Notre bed and breakfast à Cuchara

Fred, Philippe et moi commençons par aller chercher en aller retour Cucharas pass. C'est mon premier col à plus de 3000 m !

Cuckara pass
Cuchara pass, lieu de stationnement de vans à chevaux

De retour à Cuchara nous récupérons Bruno et Jean-Marc qui se sont offerts une grasse matinée. A vélo nous pouvons vérifier que la route descend bien sur La Veta d'autant que le vent nous pousse ! A la Veta nous faisons le plein du van et des provisions pour midi.

L'ascension du North La Veta pass peut commencer. Comme nous avons tourné, le vent est désormais contre nous. Un raccourci aléatoire nous mène sur une piste pendant plusieurs kilomètres. Le retour sur l'asphalte est bienvenue bien que cette « highway » soit fréquentée. Cela nous permet d'avoir un aperçu des véhicules américains : trucks, pick-up en tout genre, RV, énormes caravanes, Harley, ….

Après avoir déjeuné au col, Fred , Philippe et moi nous laissons tenter par les satellites Creek pass et Old Veta pass. Par contre le Sangre de Cristo pass est interdit : une barrière fermée par une grosse chaîne cadenassée barre le passage avec de gros panneaux « no trepassing » peu engageants.

Old La Veta pass
Old La Veta pass (photo Fred)

De là, nous rallions South Fork en van à travers une large plaine agricole. Là encore tout est sur-dimensionné ; on devine de vastes exploitations agricoles. Par contre South Fork est un tout petit bourg où chasseurs et pêcheurs viennent passer quelques jours pour assouvir leur passion. Fred et Jean-Marc dormiront d'ailleurs sous le regard vigilant d'un trophée de cerf !

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San Juan Mountains

Ce matin le temps est incertain pour la première fois du séjour. L'ascension du Wolf Creek pass se fait sous les nuages avec quelques gouttes de pluie de temps à autres.

La route au trafic important remonte doucement la vallée du Rio Grande. Difficile d'imaginer que ce ruisseau ira se jeter dans le Mississipi 3 000 km plus loin !

Rio Grande
Le Rio Grande pequeño !

Ce n'est qu'à 10 km du sommet que la pente se redresse. A 2 km du col, lors de la traversée de la station de ski de éponyme, la pluie se met vraiment à tomber. Le temps d'arriver au sommet c'est un déluge accompagné de grêle qui s'abat. Du coup, nous décidons de faire la descente en van pour éviter le froid et tout risque de chute.

Wolf Creek pass
Arrivée à Wolf Creek pass sous des trombes d'eau
(photo Fred)

Nous ne remontons sur les vélos qu'après avoir déjeuné à Pagosa Springs. Le soleil a profité de la pause pour se montrer. Cet après-midi les paysage sont variés. Nous suivons une vallée à la largeur variable selon les endroits. A plusieurs endroits on longe des chasses privées. Les clôtures sont parfois recherchées sur de grandes longueur, histoire de montrer le standing du ranch.

Avant d'arriver à Bayfield nous franchissons le Yellow Jacket pass, un col d'une grosse dizaine de kilomètres mais peu pentu. Avant de laisser les vélos, nous ne manquons pas d'aller au Dunham pass, un muletier dans la banlieue de Bayfield.

Nous terminons la journée en van jusqu'à Durango, ville très animée où nous faisons la « corvée » de lessive dans une laverie avec Philippe aux commandes !

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Durango

Aujourd'hui c'est journée de repos. Fred nous a déniché un super programme : le train des mines entre Durango et Silverton. Un train construit sur une voie étroite pour mieux négocier les nombreux virages. Il servait à descendre les minerais de Silverton jusqu'à Durango où ils étaient exploités. La voie, longue de 72 km traverse des paysages sauvages et somptueux. A faire absolument si vous passez par là.

le train de la mine
Le train de la mine permet de traverser des paysages somptueux

La petite ville minière de Silverton est restée dans son jus. On peut facilement s'imaginer la vie au temps de la ruée vers l'or car nous sommes en plein far west.

Silverton
Silverton

Nous faisons le retour en bus, de manière à découvrir notre parcours du lendemain.

Red Mountain

Il fait seulement 5° ce matin au départ de Durango. Nous repartons cette fois sur les vélos pour Silverton. Peu après le départ nous sortons de la highway pour aller quérir le Tresure pass situé dans une résidence à quelques pas de la voie ferrée du train des mines.

résurgence d'eau chaude
Source d'eau chaude quelques kilomètres après Durango

Les 1300 mètres à gravir pour atteindre le Coal Bank pass requièrent de la patience. La route est large et composée de grandes lignes droites. La pente est irrégulière, tantôt insignifiante, tantôt plus soutenue avec quelques portions descendantes. Seuls les dix derniers kilomètres après la station de ski de Purgatory resorts ressemblent à un col européen.

résurgence d'eau chaude
Replat en arrivant à Purgatory resorts

Il n'est pas loin de midi lorsque nous sommes au sommet, rejoints par une cohorte de voitures de sport vintage.

Après être redescendu à 3000 m il faut remonter 300 m pour atteindre le Molas pass d'où l'on a superbe vue sur la vallée de Silverton. La descente sera d'ailleurs ponctuée de plusieurs pauses photos.

lac de Silverton
Silverton Lake

Nous retrouvons Jean-Marc à Silverton où nous déjeunons.

Le programme de l'après-midi ne comporte qu'un col, le Red Mountain pass. La remontée de la vallée est facile, seuls les cinq derniers kilomètres nécessitent plus d'efforts. Au sommet nous discutons avec des touristes de Denver. Nous sommes toujours sur la route des minerais. Difficile d'imaginer des charrois pleins de minerai utilisant cet itinéraire !

montée du RedMountain pass
Début de la montée du Red Mountain pass

au Red Mountain pass
Avec Fred au Red Mountain pass

La descente de ce col est magique avec des vues sur Red Mountain. Vu les couleurs de ses pentes, il est facile de comprendre les trésors qu 'elle renferme. On peut d'ailleurs toujours voir des mines désaffectées. Restes de la glorieuse époque, les eaux qui s'écoulent sont encore de couleur ocre.

Red Mountain
Red montain et sa palette de couleurs

Ce n'est pas fini. Plus loin, se sont des gorges étroites et profondes qui nous fascinent. A vélo, on a tout le loisir de les admirer au plus près !

Arrivés à la ville balnéaire de Ouray, célèbre pour ses sources d'eau chaude, nous remontons dans le van jusqu'à Montrose où nous séjournerons deux nuits. C'est une ville sans âme, le centre ville étant composé de larges avenues se coupant à angle droit.

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Black Canyon :

Après la grosse journée d'hier, ce n'est qu'une petite journée de vélo qui nous attend aujourd'hui : nous montons le John summit, 800 m de dénivélée en 20 km avec malheureusement un fort vent de face.

en montant le John Summit
En montant le John Summit

Juste après le col se trouve l'entrée du parc national du Gunnison où se trouve Black Canyon. Nous montons les vélos dans le van pour faire une balade pédestre et ainsi mieux profiter du somptueux spectacle qui s'offre à nous : la rivière Gunnison, qui n'est alors qu'un cours d'eau a creusé un canyon de 700 à 800 m de profondeur ! Plusieurs belvédères permettent de s'approcher au plus près d'aplombs vertigineux. Nous vivons là un grand moment de notre voyage.

Black Canyon
Black Canon

Cuckara pass
La fin du Black Canyon

Le retour à Montrose se fait à vélo . Il aurait pu se faire en roue libre mais Fred a décidé de se défouler. Ce sera donc un retour canon du canyon …

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Monarch pass and Co :

Un long transfert en van le long de la rivière Gunnison et ses lacs nous mène jusqu'à Sargents : une belle bourgade sur la carte, une station service et une maison sur le terrain !

lac de la rivière Gunnison
Après Black Canyon la rivière Gunnison prend ses aises

Le Monarch pass , 800 m de dénivelée en 12 km est un col « européen » à la pente régulière. C'est notre premier col sur la limite de partage des eaux entre Atlantique et Pacifique (Continental Divide). Nous y arrivons vers midi et en profitons pour déjeuner.

au Monarch pass
La troupe au complet au Monarch pass

L'après-midi, Fred Philipe et moi partons chercher deux muletiers à proximité : l'Old Monarch pass et l'Original Monarch pass. Le passage vers ce dernier est interdit pour cause de survol d'hélicoptère. Nous ne sommes guère rassurés mais par chance l'engin ne vient pas travailler sur la crête où nous évoluons. De retour sur la route nous prenons quelques gouttes qui vont vite s'arrêter. La descente sur Salida est un pur régal.

Nous arrivons à l'hôtel où Bruno, parti devant, n'est pas encore là alors qu'on estime son avance à plus d'une heure. Son téléphone est muet ; l'inquiétude nous gagne, Jean Marc est parti à sa recherche. Une demi-heure plus tard, il nous donne enfin des nouvelles. Ouf ! Il a fait Poncha pass par erreur et par anticipation ! Il sera à l'amende et nous payera la bière dans un bar où les cacahuètes sont à volonté. Les autochtones laissent les coques vides par terre. Nous n'oserons pas !

Salida est une petite ville sympa où l'on sent qu'on est dans l'Amérique profonde.

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Leadville :

Le temps est nuageux en ce début de matinée où le Poncha pass est au programme. Ce col est sans charme particulier bien qui soit sur la Continental Divide. Il faut dire que pluie et brouillard nous attendent au sommet ce qui gâche le plaisir.

en montant Poncha pass
En montant le Poncha pass

Après un transfert en van nous aurions dû monter cet après-midi Independence pass mais des risques d'orages nous font renoncer : à 3700 m d'altitude, il n'est pas question de prendre le moindre risque. A la place nous poussons jusqu'à Leadville où nous allons chercher le Tennessee pass en aller retour. Pour y aller, nous longeons une large vallée occupée par une steppe. Seules les montagnes au loin sont boisées.

près du Tennessee pass
Haut plateau avant d'attaquer le Tennessee pass

Nous passons la fin d'après-midi à visiter Leadville, une ville minière à 3100 m d'altitude (!) qui s'est reconvertie au tourisme été comme hiver : rando, pêche, chasse et ski y sont pratiqués. Certains bâtiments comme le saloon sont d'époque ce qui lui donne un certain caractère.

le saloon de Leadville
Le saloon de Leadville
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Independence pass :

Ce matin, les prévisions météo ont changé : le beau temps annoncé hier s'est transformé en pluie pour la fin de matinée. Nous décidons quand même d'aller nous frotter à Independence pass qui relie la vallée de Leadville à la célèbre station de ski d'Aspen. Nous avons 1000 m de dénivelée à gravir. Sur les 40 km d'ascension, seuls les 15 derniers montent vraiment. La route commence par longer les superbes Twin Lakes avant de remonter une vallée étroite qui s'élargit avant de finir en cirque.

Twin Lakes
Le débouchéde la vallée est occupé par les Twin Lakes

Il ne reste plus qu'à escalader le verrou pour accéder au col. Malheureusement la deuxième douche du séjour se déclenche à deux ou trois kilomètres du sommet. Nous ne nous y attardons donc pas et la descente se fait en van.

Independence pass
Contents d'avoir monté Independence pass malgré la pluie

L'après-midi est consacré à la découverte d'une voie cyclable autour de Leadville permettant de découvrir les vestiges des anciennes mines. Des panneaux explicatifs permettent de retracer l'historique de l'exploitation minière.

Leadville
Vue générale de Leadville
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South Park :

Nous quittons Leadville en van pour rallier Frisco départ de la sortie du jour. Un seul col au programme, le Hoosier pass. Une route passagère remonte la vallée jusqu'à la belle station de ski de Brekenbridge. Comme la route est fréquentée, une belle piste cyclable agréable à rouler a été crée. La suite est plus pentue mais l'inclinaison reste raisonnable.

Hooster pass permet d'accéder à South Park, une large vallée elle aussi colonisée au temps du far west pour ses ressources minières. La principale bourgade est Fairplay où nous faisons étape.

vallée de South Park
La vallée de South Park depuis le Hooster pass

L'après-midi nous visitons le musée de South Park qui aligne des bâtiments authentiques de la glorieuse époque de la ruée vers l'ouest. Les explications permettent de mieux appréhender la vie laborieuse de ces aventuriers.

musée de Fairplay
Le musée de Fairplay
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Autour de Lake George :

Il fait frisquet au départ de Fairplay. Il faut dire qu'on est encore à 3000 m d'altitude ! Le Red Hill pass est un muletier, R1 sur 500 m, que l'on visite en aller retour. Ce n'est qu'au retour que nous verrons que le passage est interdit. Jusqu'à Jefferson le parcours est légèrement vallonné. Il traverse un immense plateau où la taille des ranches est démesurée.

en montant le Kenosha pass
En montant le Kenosha pass

Nous attaquons en suite la montée de Kenosha pass qui dégage une splendide vue sur les Rocheuses au nord comme au sud.

De retour à Jefferson nous montons dans le van pour rejoindre Lake George. Dommage de ne pas avoir fait cette liaison à vélo car les paysages y sont variés mais il faut faire des choix. Les vallées que nous suivons sont le paradis des pêcheurs.

A Lake George nous remontons sur les vélos pour aller en aller retour jusqu'au Wilkerson pass, une longue montée régulière d'une dizaine de kilomètre pour 400 m de D+.

Pikes Peak vu du Wilkerson pass
Pikes Peak vu du Wilkerson pass

Revenus à Lake George nous continuons vers Florissant où nous bifurquons pour passer par le Twin Creek pass. Si ce col n'est pas dur, nous sommes toutefois ralentis par un fort violent vent de face.

Après une légère descente, il ne reste plus qu'à monter à Cripple Creek, une ascension coupée par deux descentes. Dans l'une d'elle de nombreuses marmottes s'égayent autour d'une église.

Notre hôtel est un casino. Cripple Creek est en effet une ville de jeu où hôtels et restaurants sont logés sous le même toit que les machines à sous !

Cripple Creek
Notre hôtel à Cripple Creek
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Autour de la mine :

Petite journée vélo au programme du jour. Jean-Marc nous accompagne pour 23 km et trois petits cols mais à plus de 3000 m tout de même ! En fait, ce circuit fait le tour de la mine d'or toujours en activité entre Cripple Creek et Victor. Un travail de titan qui consiste à déplacer la montagne : on creuse d'un côté, on traite le minerai et on le stocke plus loin. Près du Hossier pass un belvédère permet d'observer les différents étages creusés par la mine.

mine d'or
La mine d'or à ciel ouvert de Criple Creek : on creuse la montagne ...
mine d'or
... pour la déplacer !

De Cripple Creek nous partons vers Victor en longeant la mine. Victor est un bourg avec quelques beaux bâtiments.

Victor
La rue principale de Victor

De là nous escaladons le Victor pass en passant au travers des anciennes mines. C'est en montant le Hossier pass que l'on se rend compte de l'étendue de la mine que l'on découvre par son versant nord. Le Tenderfoot pass qui suit se passe en descente par ce versant.

Leadville
Vue générale de Leadville

Rentrés de bonne heure nous déjeunons dans un autre casino avant de passer une bonne partie de l'après-midi à visiter une ancienne mine où la descente et la remontée de 300 m se fait dans un ascenseur où nous sommes serrés comme des sardines ! Nous pouvons nous rendre compte lors de cette visite des très dures conditions de travail des mineurs.

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Pikes Peak :

Dernière grosse journée mais vaut son pesant d'adrénaline car Pikes Peak est au programme : 2100 m d'ascension en 28 km pour passer de 2300 m d'altitude à 4300 m avec une grosse inconnue : comment réagirons nous à la baisse du taux d'oxygène ?

Mais avant cela nous partons de Cripple Creek en montant le Tenderfoot pass en guise d'échauffement. Il ne fait d'ailleurs pas chaud dans la longue descente qui suit. Il nous faut descendre de 3100 m d'altitude à 2200 m au pied de Pikes Peak tout en passant par le Ute pass, qui n'a aucun charme, au carrefour de deux routes importantes.

Pikes Peak, surtout connu pour sa célèbre course de côte automobile est atteint par une route à péage : 50 $ pour le véhicule et 15$ par vélo sans véhicule.

Pikes Peak
Le lac est situé sur un replat vers 2900 m d'altitude

On rentre directement dans le vif du sujet : les trois premiers kilomètres sont à 9-10% avant de retrouver une pente plus modérée voire de redescendre un peu autour du dixième kilomètre. Ensuite, on se retrouve dans le dur avec neuf kilomètre à 9% pour passer de 3100 à 3900 m.

En parcourant cette route tortueuse aux multiples épingles, on a du mal à imaginer que les bolides y foncent à 140 km/h de moyenne !

Pikes Peak
A 3800 m

Passé le parking des voitures un fort vent glacial nous fait face. Il y a un léger replat avant d'attaquer la pente finale avec la satisfaction d'être arrivé au sommet.

Pikes Paks
4302 m d'altitude
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Manitou Springs :

Avant de reprendre la route vers Castel Rock nous allons visiter à vélo le Garden of the Gods, un joli circuit offrant de belles vues sur les roches rouges du parc et notre ami Pikes Peak.

garden of gods
Les rochers de Garden of Gods avec Pikes Peak en toile de fond

C'est là que prend fin la partie vélo. C'est en fin de journée à Castle Rock que nos montures retrouvent leur housse pour le voyage du retour. Au total nous avons parcouru plus de 1000 km pour 20000 m de dénivelée et franchi 33 cols dont 32 à plus de 2000 m et dont 16 à plus de 3000 m.

Denver :

Pour notre dernier jour sur le sol américain nous visitons Denver. Ça nous change de la campagne que nous avons parcourue pendant deux semaines !

Denver

Après avoir cherché un magasin de cycle nous nous dirigeons vers le Capitole dont le parc est habité par des écureuils qui sont plus petits qu'en Europe.

Le monument est imposant avec son dôme recouvert d'or et son intérieur recouvert de marbre. Comme nous sommes en dehors des sessions nous pouvons voir la chambre des représentants et le Sénat.

le capitole de Denver
Le capitole de Denver

De retour au véhicule, nous avons la mauvaise surprise d'avoir un "papillon" sur le pare brise pour un dépassement d'horaire suite à une contradiction entre les panneaux qui indiquent une limitation à deux heures et le ticket qui mentionne un paiement pour la journée entière.

Le déjeuner avalé, il est temps de prendre la direction de l'aéroport pour rendre le véhicule et faire les formalités avant d'embarquer.

American way of life

Vu le nombre de drapeaux que nous avons pu voir les Américains sont patriotes. Peut-être est-ce du au fait que nous étions à vélos, mais ils sont avenants. En dinant dans des restaurants mexicains ou des steak houses, nous avons pu éviter un gavage aux burgers.En zone rurale leur mode de vie est dépendant de leurs véhicules à la taille du pays. Au volant de leurs grosses machines ils sont toutefois respectueux des cyclistes.

Les cyclistes locaux font peu de vélo de route car seules les routes importantes sont goudronnées. Ils se tournent donc logiquement vers le VTT ou le gravel.